les trois heritages

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Vingt questions souvent posées

Qu’est-ce que l’alcoolisme ?
L’alcoolisme est une maladie à la fois physique, mentale et spirituelle. Un de ses symptômes est un désir incontrôlable de boisson alcoolisée.

Comment la famille peut-elle aider l’alcoolique ?
En adoptant le programme Al-Anon, nous pouvons en arriver à ne plus essayer de réformer l’alcoolique, que nous ne pouvons pas changer, et à centrer notre attention sur nous-mêmes, que nous pouvons changer.

Qu’est-ce qu’Al-Anon ?
Al-Anon est une fraternité composée de parents et d’amis d’alcooliques qui espèrent résoudre leurs problèmes communs en partageant leurs expériences, et en acquérant une plus grande connaissance et une meilleure compréhension d’eux-mêmes et de l’alcoolique.

Que pouvons-nous faire pour aider l’alcoolique à cesser de boire ?
Nous pouvons, en changeant notre propre attitude, rendre l’atmosphère du foyer plus saine pour toute la famille, y compris l’alcoolique. Ce changement aide souvent celui-ci à reconnaître sa condition et peut le conduire chez les Alcooliques Anonymes.

Comment pouvons-nous changer notre attitude ?
1. En mettant en pratique le programme Al-Anon, ses Etapes, ses slogans et ses prières.
2. En nous efforçant de comprendre la maladie de l’alcoolisme et ses effets sur nous.
3. En assistant régulièrement aux réunions

Devrions-nous servir des boissons alcoolisées à la maison ?
C’est une affaire personnelle. Il serait peut-être à recommander de ne pas en servir au début de la sobriété. Cela dépend de la réaction de l’alcoolique.

Devrions-nous accepter des invitations à des réunions où l’on sert des boissons alcoolisées ?
Laissez l’alcoolique prendre sa décision et prenez vous-même la vôtre.

Devrions-nous cesser de boire ?
Si cela contrarie l’alcoolique, il voudrait mieux vous en abstenir, mais certains alcooliques préfèrent que les autres boivent comme d’habitude.

Y a-t-il un moment propice pour parler à l’alcoolique de sa consommation d’alcool ou de tout autre problème grave ?
Il faut, dans la plupart des cas, se fier à son intuition. Beaucoup ont trouvé que l’alcoolique est plus accessible après une « cuite ». Vous, cependant, vous devez être calme et détaché chaque fois que vous discutez avec lui de quelque problème que ce soit.

Devrions-nous dorloter l’alcoolique ?
Non. Plus il recevra d’attention, moins il fera d’efforts pour s’en sortir et plus longtemps il continuera de boire.

La sobriété de l’alcoolique marquera-t-elle la fin de nos ennuis ?
Il ne faut pas nous attendre à trop, trop tôt. Le retour à la santé demande beaucoup de temps et tous nos problèmes ne sont pas causés par l’alcoolisme.

Aurons-nous encore besoin d’Al-Anon quand l’alcoolique aura cessé de boire ?
Oui. La réadaptation à une vie normale entre époux et épouse, de même que toutes les relations familiales, sont facilitées par la compréhension et la tolérance que nous acquérons dans Al-Anon.

Sommes-nous malades nous aussi ?
Oui. Bill W. a décrit l’alcoolisme comme étant une maladie contagieuse. Il est bon de nous rappeler que nous souffrons des effets de cette maladie.

Quelles responsabilités un alcoolique est-il capable d’assumer ?
Il ne peut pas en prendre beaucoup tant qu’il n’a pas cessé de boire. Certains alcooliques peuvent assumer des responsabilités plus tôt que d’autres, mais les possibilités d’un alcoolique devenu sobre peuvent être illimitées

Comment pouvons-nous aider l’alcoolique après qu’il a cessé de boire ?
En lui témoignant de l’amour et de la compréhension parce qu’il en a désespérément besoin.

Qu’est-ce que « l’ivresse mentale » ?
L’ivresse mentale est un état d’esprit qui se rapproche beaucoup de celui de l’alcoolique qui a bu, et dans lequel il se retrouve parfois, même s’il n’a pas bu. L’ivresse mentale se manifeste souvent au début de la sobriété, mais il n’est pas rare qu’elle se produise aussi plus tard. Les non alcooliques peuvent, eux aussi, être dans un état d’ivresse mentale sur le plan émotif.

Nous, membres Al-Anon, faisons-nous des rechutes ?
Oui. Les habitudes sont difficiles à changer et il nous arrive parfois de retomber dans nos anciennes façons de penser et d’agir. Les communications par téléphone avec d’autres membres Al-Anon, la lecture de notre documentation ou l’assistance aux réunions constituent une assurance contre les rechutes.

Comment pouvons-nous tenir l’alcoolique éloigné des compagnons avec qui il avait l’habitude de boire ?
N’essayez surtout pas !

Comment éviter le découragement ?
1. En ayant foi en Dieu et dans le programme Al-Anon.
2. En nous tenant occupés et en aidant les autres.
3. En priant.

Comment parvenir à la sérénité ?
1. En gardant un esprit ouvert au cours des réunions, nous apprenons et nous deviendrons plus forts grâce au groupe.
2. En adoptant seulement ce qui nous convient le mieux personnellement dans les Douze Etapes, la Prière de la Sérénité et les slogans.
3. En apprenant à « lâcher prise et à nous en remettre à Dieu » ; en nous détachant de l’alcoolique sur le plan émotif tout en lui gardant notre amour et en mettant notre confiance en Dieu.

Extrait de L’alcoolisme, un mal familial, reproduit avec la permission de Al-Anon Family Group Headquarters, Inc., Virginia Beach, VA.

 

 

 

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